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Condition de la femme, cas pratique n°4 – Ce weekend, je garde les enfants

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Cr Hailey

 

Ce weekend, tu as promis à ton épouse de t’occuper des enfants et de la maison.

Soit.

Elle le fait tout le reste de l’année pendant que tu passes ta vie dans les aéroports mais, bizarrement, tu sembles plus apte à guerroyer en territoire hostile qu’à jouer au jeu de l’oie, entre deux bagarres opposant poupées scalpées et robots unijambistes.

Après avoir fait semblant d’avoir mal au crâne, puis fomenté une mutinerie parmi les troupes avant de tenter, l’espoir autoalimenté te faisant surestimer tes chances de réussite, de la prendre par les sentiments pour finalement, comme à ton habitude, finir par ton air tristounet mode 2.0… elle t’assène, sans laisser paraître la moindre hésitation sur son visage ironique :

« Tu sais, peut être que tu devrais y aller à ma place… Après tout, c’est vraiment un cours génial et vu que je suis absente tout le temps pour des trucs tous plus importants les uns que les autres, c’est peut-être l’occasion que tu t’accordes un moment de répit bien mérité. Tu ne crois pas ? Après tout mon chéri c’est très dur pour toi de voyager sans arrêt autour du monde… »

Où est-ce qu’elle va ? Au premier cours d’Al Kauthar donné par Chakil Omarjee. Tu sais, c’est ce fameux institut qui donne des séminaires sur un week-end auxquels tout le monde veut aller.

Là, bien sûr, tu hésites entre la honte et la culpabilité, te lançant intérieurement dans un de ces débats fictifs que tu affectionnes où, après de vifs échanges avec toi-même, tu finis par te trouver quelques raisons (une suffit) d’être toujours aussi égoïste.

Toujours aux prises avec ton for intérieur, et encore somnolent à en juger les décorations qu’ont imprimé les draps sur ta figure, tu entends au loin le bruit des clés dans la porte semblant dire « au revoir et bonne chance pour cette journée de foliiiiiie… ». Tu balbuties :

« Chérie tu as raison, je crois que je vais y aller à ta place ! »

Trop tard: le bruit sourd que tu entends est celui de l’ascenseur déjà arrivé à destination… en bas de l’immeuble. Te voilà (presque) seul.

Là tu reposes la tête sur l’oreiller. Nous sommes samedi et il est 7 heures et 54 minutes, ce qui veut dire que dans moins de 60 secondes, ce qu’il reste de ton dos va se transformer en trampoline, tes oreilles en commandes de pilotage et ton nez en manche à balai pour avion sans permis, lorsque 1 puis 2 puis 3 pirates de l’air se jetteront sur toi.

8h15. Tu ramasses ce qu’il reste de toi en te traînant par le col de ton pyjama jusqu’au salon où, déjà, les forces hostiles ont établi leur campement et fait des provisions pour tenir le siège. L’une tient un sabre laser de Dark Vador à la main en matraquant son frère, lui même poursuivant imperturbablement son inventaire des vivres rassemblés, prenant son autre sœur pour assistante et lui faisant tout recompter à chaque fois…

Manifestement, cette horde de petits filous n’a pas l’intention de sortir le drapeau blanc. Sans broncher, tu fais demi-tour et te replies vers ta chambre où tu prépares la contre-attaque : un gros blouson à capuche, deux oreillers bien molletonnés, caché sous la couette et faisant mine d’être endormi, laissant les adversaires s’approcher à pas feutrés avant de bondir sur eux une fois à ta portée… Bim, splash, boum. Sans la moindre pitié, tu fais une clé de bras à ton fils tout en mordant les autres, improvisant un nouvel art martial, le Papa Fu style.

10h21 Ton épouse t’appelle pendant que tu es en pleine action en train de massacrer les mômes.

Elle : Ca va ? Tout va bien ?

Toi : Oui, oui, chuper ! (regard qui tue aux petits pour qu’ils gardent le silence…) Et toi ça va ?

Elle : Tu peux pas savoir, c’est trooooop bien. Vous faites quoi, là ?

Toi : Là ? Bah en fait on est dans le lit en train de jouer (à WWF Ultimate Smackdown, live) avec les loulous. Ils sont très sages…

Elle : Sages ? 10h21 ? Samedi ? Hmmm… Ok. Bon, je file, bisous à ce soir.

Là-dessus, coup de la corde à linge sur la dernière qui était en train de te ravager le bras avec ses deux nouvelles dents. Les autres arrivent en renfort. Armés.

11h03 Bien sûr les petits ont gagné et t’ont laissé dans un état lamentable. Tu les consignes dans leur chambre pour commencer à ranger.

11h04 Papa, on joue?

11h05 Papa, on s’ennuiiiiiie.

11h06 Dis papa, tous les meubles que t’as achetés, on peut les construire avec toi ?

 

A ce moment précis de l’histoire, tu réalises qu’il n’y a qu’une personne capable de te sortir de là… ton père. Tu sais aussi que ça va te coûter très cher en contrepartie et que tu vas tout simplement te faire “dé-chi-rer” pour être allé à Ikea sans avoir fait un stop réglementaire chez tes parents.

Plan B, tu enclenches le mode « Warrior » et te lances sans hésiter dans le montage du meuble B316 de la bibliothèque Ekschprung, version Kunkst 2012.

Bien sûr, tu as jeté la notice et bien sûr, le seul tournevis qu’il te faut est aux abonnés absents, caché au fond de la boîte à outils que tu as soigneusement achetée à grands frais pour le seul jour où tu en aurais besoin (« au moins, c’est fait, j’ai définitivement réglé le problème de la boîte à outils. Me voici aussi prêt à bricoler que possible »). Sauf que bien sûr, dans l’un de tes accès de génie, tu as veillé à ranger ladite boîte tout au fond de la cave, sous tous les cartons qui se sont depuis entassés jusqu’au seuil de la porte. Donc bien sûr, tu improvises de visser les fixations avec un couteau de cuisine (qui finit tordu mais tu régleras ça plus tard), tout cela sous les attaques répétées des intermittents du spectacle enfantin qui te nomment Papa et s’octroient le droit, sans le moindre préavis, de te sauter sur le dos pile au moment où tu essaies de faire preuve de précision, une vis dans une main et une clé à molette dans l’autre (ne demande pas…), soit toutes les 7 minutes en moyenne, si bien que tu peux compter la fréquence de leurs élans au nombre de perforations sur tes doigts…

16h02 Ouf, voilà le meuble monté. Les mauvaises langues diront que la porte du bas est bancale, que sur le fond tu as mis les clous de travers et que oh comme c’est bizarre, la bibliothèque passe de manière cyclique d’une forme trapézoïdale à la suivante…mais bon, au moins c’est fait.

Une goutte de sueur perle sur ton front (dans la version glamour, parce qu’en vérité t’es en chiffon de parterre, là…), tandis que tu portes au loin le regard de l’homme fier du devoir accompli. Quand soudain la réalité te rattrape :

16h03 Papa, on a faiiiiiiiim…

 

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Condition de la femme, cas pratique numéro 3 : ce soir on reçoit des amis

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CR : LexnGer/Flickr

Ce soir, on reçoit des amis.

Bien sûr, il fallait que tu proposes de cuisiner pour te dédouaner d’être un mari autoritaire qui réduit sa femme en servitude (façon SOS-Wife-Helpline-Please-My-Husband-Is-BadBadBad…) et bien sûr, selon une théorie d’optimisation de ton cru, tu as veillé à inviter le plus de monde possible en te disant « mieux vaut cuisiner une bonne fois pour toutes, ça m’achètera un pass pour quelques mois… ».

Fatale erreur.

Les invités doivent arriver à 20h00 et, pour le simple plaisir de voir ta tronche déconfite devant ton plat cramé, ils sont bien capables d’arriver à l’heure. Ta montre marque 18h12 et bien sûr, tu n’as pas la moindre idée de ce que tu vas préparer à manger.

Là-dessus tu ouvres le frigo.

S’ensuit une laborieuse méditation pendant laquelle, les yeux flottants dans le vague, ton subconscient tente de résoudre l’équation carotte+yaourt périmé+citron+riz+aubergines qui mettent trois plombes à cuire=dîner.

18h47, tu fermes le frigo et tu commences à accuser ta femme. Bla bla bla pas fait les courses… bla bla bla c’est la galère… bla bla bla regarde quand j’essaie de t’aider…

Bien sûr, elle garde un calme impérial, tout en se dirigeant sans dire le moindre mot vers ton blouson, jeté comme d’habitude sur le canapé, duquel elle sort un papier plié en 15, usé par le temps, qu’elle te tend avec un petit sourire. Tu déplies le papier doucement et là, comme à la fin d’un bon thriller, il suffit de quelques mots et d’une série de chiffres pour tout faire basculer :

« IMPORTANT : LISTE DE COURSES // 12 septembre 2011 »

Nous sommes 4 mois, 2 semaines et 5 jours plus tard.

Magnanime, elle t’embrasse sur la joue et te souhaite bon courage.

19h04, tu réalises que, comme d’habitude, elle t’a mis 7-0 avant même l’échauffement et tu prends la mesure de la situation :

Il te reste 56 minutes pour préparer un dîner pour 20.

Forcément dans ce genre de moments le Domino’s Pizza du coin de la rue te paraît moins repoussant. Tu serais presque prêt à oublier cette fameuse vidéo à la suite de laquelle tu t’étais promis de ne plus JAMAIS leur acheter quoi que ce soit.

Reste l’idée d’une omelette. Bien présentée, ça peut passer non ?
Bien sûr, devant ta pathétique  gesticulation culinaire, ta charitable épouse te souffle l’idée du repas et t’explique comment t’y prendre pour tout finir dans les temps. Tu t’exécutes en ronchonnant et parvient à servir, in extremis, un honorable repas, en te rinçant l’oreille des aimables compliments de tes convives.

Sauf une (devine qui), qui te fusille du regard en te faisant signe de tourner la tête vers la cuisine. Comme dans un bon film d’horreur, ta tête fait une lente rotation de 72 degrés pour tomber sur ce qui, plus qu’à une cuisine, s’apparente à un sanglant champ de bataille.

Travelling latéral sur le plan de travail dévasté où l’assiette à dessert couvre la casserole des lentilles (bah oui t’as pas osé demander où était le couvercle), elle-même en équilibre précaire au sommet d’une montagne de vaisselle qui menace de s’effondrer sur le tas d’épluchures de légumes que tu as laissé dans la catégorie « à-gérer-plus-tard ». Sauf que plus tard, c’est maintenant. Bien sûr, tu as utilisé toutes les cuillères en faisant la cuisine et bien sûr, tu proposes à tout le monde du thé.

Quand tout le monde dit « oui volontiers », tu te retrouves dans un de ces petits moments de solitude que tu connais si bien et, dans un pitoyable élan d’espoir, tu adresses à ton épouse un regard suppliant en prononçant les mots suivants :

« Chérie, tu veux faire le thé ? »

 

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Condition de la femme : cas pratique numéro 1

Condition de la femme : cas pratique numéro 2

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Le retour des Envahisseurs…

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Les musulmans… ces êtres étranges venus d’ailleurs pour conquérir la France. David Guéant les a vus. Tout a commencé un soir à la sortie d’une réunion des Mines Austères de l’Intérieur. Tout a commencé par l’histoire d’un homme que la fatigue avait rendu trop las. David Guéant sait désormais que les Envahisseurs sont LA, et LA, et aussi LA, mais surtout LA …non mais ils sont partout ou quoi ???

Là-dessus, David Guéant se réveille, tremblant dans son lit. Des gouttes de sueur coulent sur son front. Haletant, il réveille sa femme : « Mauricette, j’ai encore fait ce terrible cauchemar. Celui où il y avait des Zarabes partout. Ils portaient des barbes et des burkas. Prie donc la Sainte Laïcité pour mon salut, je sens que je perds pied… »

La pauvre femme s’exécute. Elle se lève péniblement, enfile ses charentaises et se dirige vers l’autel qui siège au milieu de leur salon en trainant des pieds. Y trône un livre (presque) saint : le Code de la Laïcité, édition 2020. On peut y lire les Psaumes de l’Exclusion, la Génèse des Exilés ou encore l’Evangile des Damnés (de la Terre). C’est dans ce dernier volume que Mauricette cherche fiévreusement le texte numéro 126, alinéa 12, intitulé « mesure-d’urgence-à-ne-pratiquer-qu’en-cas-de-mise-en-danger-de-l’intégrité-laïque ».

Ce texte avait été révélé il y a bien longtemps, en 2011, à une époque où on assistait à une islamisation rampante de notre sainte patrie. Il y en avait partout : des emburkés dans forêts, des enhijabés dans les églises, des barbus pour faire peur aux gosses et même au cinéma, ça n’arrêtait pas. Heureusement, le CPL veillait (CPL : Comité de Préservation Laïque).

On a essayé plusieurs trucs. D’abord on a dit que « yavait qu’à les mettre dans des barques (trouées) au milieu de la mer ». Puis MC Bryce Horteflow a sorti un maxi pour proclamer que « Niggas talk to talk but they can’t walk to walk, G » (soit, en patois, « un Nigga G quand yen a un ça va, c’est quand yen a plein que pas »). Ce à quoi Luke Skaï Waters, du ministère amer, a répondu : « yakka virer leurs mères de l’école, comme ça c’est sûr que les mini-Gs auront à cœur de réussir leur vie…en partant, si possible ».

Pendant ce temps là, du côté des Zarabes, l’ambiance (joviale) était plutôt à l’alliance ethnique. On y chantait, dansait, mangeait en se disant que non, vraiment non, Bouloulou ne viendrait pas.

Comme tu le vois, c’était l’été des tubes (d’aspirine). On peut même dire que pendant cette période, la débilité avançait à pas de Guéant.

On avait des anti-Zarabes de droite, qui disaient qu’il fallait une loi sur la Sainte Laïcité, mais on avait aussi des anti-Zarabes de gauche, plus sympas, qui disaient qu’il fallait une loi sur la Sainte Laïcité. Après un long et houleux débat, ils décidèrent de faire une loi sur la Sainte Laïcité, puis une autre, puis plein d’autres. Et là, c’était devenu chaud-les-potos d’être Zarabe. En gros, t’avais juste le droit de l’être en pensée, sinon t’étais grillé cash, un peu comme à la belle époque où les mecs devaient prier avec les yeux et pas prendre de bain le vendredi pour pas qu’on sache qu’ils en étaient (des musulmans, avant que tu demandes).

Alors d’un commun accord, ils se sont dit que l’idée de monter dans la barque n’était pas si mauvaise finalement. Pour aller ou ? Va savoir. En tout cas, ce qui était sûr, c’est que pour la première fois, il y avait réconciliation entre le père, la fille et la simple d’esprit.

Sur le quai, on leur disait de loin: 

Goodbye Arabs !!!

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Condition de la femme : cas pratique numéro 2

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Samedi. 18h23. Ikea.

En moins d’une demi ligne, tu sais déjà que c’est la misère. Durant les trois dernières heures, tu as traversé une crise de niveau 5 pour arriver jusque-là. Face à la queue qui entoure le parking, impossible de reculer.

Remontons quelques heures dans le temps jusqu’au moment où tout a commencé :

De mauvais poil pour une histoire de polochon, tu acceptes finalement de changer l’ampoule de la salle de bain, après avoir trouvé quinze excuses les semaines passées pour y échapper. C’est en manquant de t’enfoncer la brosse à dents dans l’œil que tu réalises que oui, les ampoules grillées méritent d’être changées et non, vraiment non, l’œil de l’homme n’est pas plus performant dans les conditions extrêmes que celui de la femme.

Après avoir réalisé que tu n’as pas les bonnes ampoules, essayé en vain de fixer des ampoules avec un embout différent, t’être électrocuté à 2 reprises en oubliant d’éteindre l’interrupteur (au moins maintenant tu es réveillé), tu te résous finalement à aller acheter les bonnes ampoules.

Deux minutes plus tard, te voilà habillé : ton jean par dessus ton pantalon de pyjama, chaussures sans chaussettes et t-shirt débraillé qui dépasse sous ta veste. Parfait.

Là dessus ta femme commence à te regarder de travers :

« T’as craqué ? Tu vas où comme ça ? »

Toi, plein d’assurance, t’attendant à être félicité :

« Bah je vais chercher des ampoules pour changer celles de la salle de bain. Tu as raison, ça fait trop longtemps que je dois m’en occuper. J’y vais… »

Elle :

« Mais c’est le weekend, on devait sortir faire quelque chose en famille !!! »

Toi, qui vois la catastrophe venir sans pouvoir l’esquiver :

« D’accord, qu’est ce que tu veux faire chérie ? »

Là, tu sais que tu t’es mis dans une galère sans nom en posant une question ouverte. Elle, machiavélique et sûre de son plan :

« Bah écoute c’est comme tu veux, soit on va chez ma maman il y aura toute ma famille, soit on peut aller à Ikea comme ça tu peux acheter les ampoules… »

Il suffira de dire que tu as opté pour l’excursion en Laponie décorative. Mal t’en a pris malheureux, si tu savais ce qui t’attend (et aussi ceux qui t’attendent).

Donc :

Après avoir pris le temps de t’habiller correctement, attendu que ton épouse fasse de même, ce qui, va savoir pourquoi, prend 10 fois plus longtemps que toi, puis réveillé les enfants qui s’étaient endormi depuis puisque, rappelle toi, ils sont debout (sur toi) depuis 6h du matin, les avoir préparés, être allé chercher la voiture qui, bien sur, a été décorée dans la nuit d’une n-ième contravention, attaché les enfants dans leur siège, tandis que le premier d’entre eux a déjà défait sa ceinture…te voici sur la route où, apparemment, toutes les familles d’Ile de France chérissent le même projet que toi.

Sur le périphérique, il en va de même qu’à la caisse du supermarché : c’est TOUJOURS la file dans laquelle tu te trouves qui est la plus lente. C’est le théorème numéro 1 du Code de la Route pour Papa Furax. Le deuxième théorème s’énonce comme suit : tout conducteur sur la route n’a qu’un seul objectif dans la vie : passer devant toi. Soit.

Après avoir eu touuuuuut le temps nécessaire pour vérifier ces deux théorème, te voici enfin dans la queue pour rentrer au parking d’Ikea.

Toi tu ne penses qu’à un truc : PARKING – AMPOULES – CAISSE !!!

A peine rentré dans le magasin, toute ta famille se rend au hall d’exposition pour suivre touuuuut le parcours commercial à travers les salons, chambres, cuisines, salles de bain, mobilier de bureau, etc.

Au passage, ta femme a rajouté dans le caddie des housses de couette (destinées, tu le sais déjà, à hanter le placard pour toujours), les assiettes qu’elle voulait, des peluches pour les gosses, des articles en promo vite avant qu’on rate la bonne affaire, tandis que tu cours après les mômes qui s’évadent comme des fugitifs un jour de portes ouvertes à Alcatraz. Bref, tout se déroule exactement comme prévu.

Enfin à la caisse, tu payes. NON tu n’as pas la carte Ikea. NON tu ne veux pas de sacs payant qui coûtent 60 centimes et NON et reNON, tu ne veux pas participer à l’enquête du mois qui te permettra de savoir quelle cuisine te correspond le mieux.

Ouf. Ca c’est fait.

Tout le monde dans la voiture, tu jettes tous les trucs dans le coffre à l’arrache puisque tu n’as pas voulu acheter de sacs. Tu te mets dans ton siège et tu fonces vers la sortie. Là, tu observes les paumés qui sont encore en train de faire la queue pour rentrer dans le parking, avec le sentiment de la victoire et du triomphe que procure la mission accomplie. Le sourire condescendant, tu les regardes en accélérant pour les narguer… Quand soudain, alors que tu t’engages sur la bretelle d’autoroute, sur le chemin du retour, une furtive pensée traverse ton esprit pour se transformer en choc psychologique dévastateur :

« NOOOOON !!! ON A OUBLIE LES AMPOULES !!! »

Morale : ELLE a toujours raison, même quand elle ne dit rien et TU ne devrais jamais poser de questions ouvertes.

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Condition de la femme : cas pratique numéro 1

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Tu connais ces matins où ça veut pas ? Moi j’en ai trop des matins comme ça. Attaque en règle des mômes qui lancent une offensive dans ton lit. À peine finalement endormis que le premier d’entre eux est réveillé. Court à fond dans le couloir, monte sur le lit, te piétine sans pitié avant de prononcer dans ton oreille les mots que tu redoutais :

« Papaaaaaaa on peut jouer ? »

Toi, gentil :

« Oui oui retourne dans ta chambre pour l’instant et on verra plus tard… arrrrff »

Tu crois avoir gagné quelques minutes, mais c’est sans compter sur le reste de la bande qui débarque en renfort. À cinq dans le lit, les petits te secouent et te font des bisous (genre « oublies pas qu’on t’aime papa !!!! »). Toi tu fais le mort, en espérant que ta femme se lève à ta place, tandis qu’elle fait pareil de son côté.

Tu as beau faire semblant de ronfler. Rien n’y fait.

Las, tu finis par te traîner lamentablement dans le salon, poussé par les enfants, avant de finalement t’affaler dans le canapé, éreinté d’un long périple qui, en termes cliniques, s’apparenterait plus au baveux transfert latéral d’un gastéropode (un escargot, avant que tu demandes) qu’à une marche humaine. À ce stade de ta journée, le déplacement d’un point A (dodo) à un point B (léthargie primaire) constitue pour toi un progrès majeur. Dans la dernière phrase, « majeur » est le mot important.

Chahuté par les petits, qui se sont mis de part et d’autre de ce qui, les secousses t’aident à t’en rendre compte, semble être ton corps, tu finis par entrouvrir les yeux pour voir se profiler, à quelques mètres de toi, celle qui vient te sauver de tes tourments : la télécommande.

Dans ta tête le plan est clair : tu allumes la télé, zappes jusqu’à trouver un programme qui les anesthésie, les colles tous devant l’écran, t’éclipses en scred pour te replier vers la chambre où tu pourras te remettre en mode camouflage sous la couette et dormir jusqu’à en avoir mal à la tête. Parfait. Encore étonné de la fulgurance de ton idée (qui, tu dois au moins te l’avouer à toi même, est la même chaque jour de grasse-mat’ théorique), tu es surpris par ce petit pincement amer, juste là derrière ton oreille droite. C’est ta conscience.

Ça et aussi le fait qu’après avoir lu TV Lobotomie (que tu dois chroniquer depuis des semaines pour FoulExpress.com), tu réalises qu’il serait criminel de mettre des enfants devant une télé juste pour t’en débarrasser ce qui, pour quelqu’un qui a passé sa vie à attendre d’être papa, représente un affligeant paradoxe. Les paradoxes, rappelle-toi, c’est l’un des écueils  contre lesquels est censé te prémunir ton esprit (que tu crois) rationnel. Dans ton cas, ce dernier qualificatif s’applique plutôt à ta capacité à découper les plats en rations égales, sauf la tienne qui finit toujours plus grosse que celle des autres (mais ça c’est une autre histoire…).

Il faut dire aussi que les perturbations d’ordre quasi sismiques que t’infligent tes enfants (passés en quelques secondes du mode « Ricky ou la belle vie » à la position « Mowgli, enfant de la jungle ») ne t’aident pas à réfléchir.

Tu décides alors de lancer le plan B : réveiller ta femme, façon traître :

« les enfants, venez on va câliner mamaaaaaan !!!! »

Les gosses, à cheval sur la malheureuse :

« Maman on t’aime !! Maman on t’aime !! Mamaaaaaaaaaaan ! »

Elle :

« Grrrrrrrrr… »

Pendant ce temps tu essaies de faire genre, pour masquer ton infamie :

« Doucement les enfants, maman est encore un peu fatiguée, aidez la à se réveiller avec des bisous. »

Tandis que tu te glisse furtivement sous un coin de la couette en direction de l’extrémité Nord-Ouest du lit où, une fois positionné, tu restes tapi comme un castor prêt à hiberner, tu entends venir une espèce de bruit sourd avant un grand PAFF !!! Cette mélodie tu ne la connais que trop bien : c’est celle que joue le polochon renforcé de ton épouse avant de venir s’écraser violemment sur ta figure. Tu avoueras que tu l’as bien cherché.

Encore dans les prairies et verts pâturages de KOland (une destination classiquement desservie par Air Clubber Lang), tu entends ta femme te dire à l’oreille ces mots doux :

« Merci chéri. Maintenant qu’on est tous réveillés, tu peux aller chercher le pain. »

La tête de travers, le dos en vrac, tu retrouves cette sensation récurrente à chaque fois que tu te risques à t’attaquer à ton épouse : l’humiliation de la défaite…

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Le discours d’un moi (petit, le moi…)

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Il était une fois un poète perdu qui cherchait sa rime, Venant d’un pays où vivaient les légendes anonymes, Il déambulait dans les rues de la grande ville tard le soir, A la recherche d’une oreille prête à écouter son histoire. C’est l’histoire d’une lointaine contrée où les gens désespéraient. On leur avait promis qu’ensemble tout deviendrait possible mais on s’acharnait à les séparer. (…)

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Jack Bauer avait raison…

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Jack Bauer est une espèce d’évangéliste moderne qui prêche la sainte parole («God Bless Amerikkka») à l’aide d’un révolver, d’un cable électrique et d’une cisaille de jardinage. Son intérêt pour les plantes vertes étant limité, ce sont orteils, dents et oreilles ensanglantées d’arabes qui voltigent sous ses mains expertes.

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Princesse Leïla contre Dark Chador

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darkchador

 

Dans les épisodes précédents (L’Ordre de la Sombre Identité et Le Retour du Sombre Ordre), nous avions parlé d’une planète d’une galaxie très éloignée où se trouvait un petit pays hexagonal sur lequel régnait un sombre et petit monarque au grand miroir. Nous avions décrit un clivage central (et parfois dangereux) entre les Rézidents (ceux qui étaient là avant) et les Zimigrés (les autres).

Après un certain nombre de digressions plus ou moins heureuses, nous en étions venus à expliquer au lecteur, que sa patience et son endurance s’en trouvent ici remerciées, la manière dont la religion majoritaire des Zimigrés se trouvait, à cette période de l’histoire, stigmatisée par les médias et la classe intellectuelle dominante.

Notez, et ce sans aucune intention détournée de notre part, que les noms « intellectuel » et « penseur » font ici référence à un statut social et médiatique et non à une capacité à raisonner et à comprendre les choses de ce monde. En ce domaine, et après avoir vu bon nombre de ces penseurs qui ne pensent pas faire preuve de persistance dans leur entêtement à dire l’impensable et à conceptualiser le vide, le lecteur nous pardonnera d’éviter de faire des spéculations alarmantes sur la condition cérébrale véridique desdits intellectifères non-pensants.

Nous disions donc que la religion dominante des Zimigrés était stigmatisée et qu’on leur donnait le choix, certes un peu simpliste, d’être des Modérés soumis ou des Zéstrémistes méchants. Par ailleurs, les femmes Zimigrées bénéficiaient d’un soin tout particulier et d’un programme spécifique tout à fait déléctable…

Il convient de préciser qu’il y avait dans le petit pays hexagonal un héritage historique très riche.

Quelques générations auparavant, les leaders du pays avaient organisé de vastes excursions en Asie et en Afrique avec au programme des randonnées, des travaux pratiques, des rencontres civilisatrices avec les populations indigènes et plein d’autres activités super chouettes et super cools. Ces camps n’étaient pas sans rappeler l’esprit joueur et espiègle des colonies de vacances que chérissent tant nos petites têtes blondes, sauf que ça durait plus longtemps.

Quoi qu’il en soit, au bout d’un moment, les indigènes ont perdu le sens de l’hospitalité et ont renvoyé sans ménagement les hexagonaux dans leur pays. Il en est resté deux choses : un tout petit brin d’animosité et aussi le refoulement (temporaire) d’un sentiment très fort chez nombre de Rézidents hexagonaux :  l’instinct civilisateur.

Il y avait un autre mouvement très fort, qui était lié aux femmes de manière générale et qui partait, semble-t-il, d’un bon sentiment : ça s’appelait le féminisme.

En gros, au bout d’un moment, à force d’être traitées comme des servantes et des objets sexuels, les femmes ont décidé de se rebeller. Elle se sont fachées très fort.

Et là c’est parti dans tous les sens.

Certaines voulaient tout faire comme les hommes : s’habiller comme les hommes, travailler tard comme les hommes, être surménées comme des hommes, avoir un blackberry comme les hommes, courir, stresser et faire des réunions super importantes comme des hommes, etc.

On les appelait les Executive Women. Elles avaient leur littérature de métro, leurs marques de vêtements et même des séries TVs où on voyait des Executives Women sans rides qui faisaient tout ce qu’une Executive Woman rêve de faire : travailler à fond, faire un peu de shopping à la pause et convoîter le nouveau responsable en communication de leur entreprise. Etre une Executive Woman, ça faisait mal à la tête des fois à cause du stress, alors on a même trouvé des cures anti-stress pour femmes actives… C’était ça aussi le progrès.

D’autres voulaient assumer leur « féminité » : ça voulait dire qu’elles acceptaient de plein gré d’êtres des icônes sexuelles et des objets de soumission aux hommes. C’était la course à celle qui serait la plus aguichante, la plus dénudée, la plus maquillée et la plus en accord avec l’idéal de beauté que les magazines spécialisés décrivaient dans le moindre détail.

On les appelait  les Femmes Libérées. Elles aussi avaient leur littérature de salon de coiffure, leurs marques de vêtements et même des séries TVs où on voyait des Femmes Libérées faire tout ce qu’une Femme Libérée rêve de faire :  buller à la maison, faire du shopping et convoîter le jardinier de la voisine. Etre une Femme libérée, ça faisait mal aux pieds des fois à cause des talons, mais bon…. il était admis qu’il fallait « souffrir pour être belle ».

Cà vous rappelle quelque chose ?

Entre ces deux caricatures, il y avait le reste des femmes qui cherchaient tant bien que mal à faire face à leurs responsabilités, à être des épouses et des mamans épanouïes, mais la suprématie des Executive Women et des Femmes Libérées était telle dans les médias que ça générait beaucoup de frustration, qu’on l’admette ou non.

Les femmes Zimigrées Musulmanes ne faisaient pas exception. Certaines d’entre elles se sentaient parfois aller vers l’une de ces catégories. Cà donnait des variantes assez exotiques : l’Executive Muslim Woman qui cherche à s’intégrer dans la vie professionnelle ou encore la Beurette du Ghetto qui rêvait de devenir star du R’n’B.

Mais avec un peu de recul, c’était un phénomène assez intéressant à étudier. En gros, les intellectuels de l’époque avaient croisé, de manière assez sournoise et perfide les deux thèmes fondateurs que nous avons développés plus haut : l’instinct civilisateur et le féminisme fâché.

Pour mieux comprendre, un peu de mathématiques :

Instinct civilisateur du colon hexagonal = « il faut civiliser les indigènes »

Instinct libérateur de la féministe fâchée = « il faut libérer les femmes »

Jusque là c’est assez clair.

Ensuite, l’amalgame entre les populations Zindigènes, les Zimigrés, les banlieues, les Musulmans, etc. fait qu’on peut désormais écrire l’équation suivante :

Indigènes de l’ancien temps = Zimigrés Musulmans et Zassimilés des temps modernes

Alors maintenant on mixe le tout et ça donne :

Instinct civilisateur + Féminisme fâché = « il faut libérer les femmes des Zimigrés Musulmans et Zassimilés ».

Et là c’est beau, limpide et d’une esthétique que même un Musulman refoulé de la planète Mars pourrait comprendre (voir ici pour le private joke).

Bon, donc maintenant on a compris qu’il s’agit de « libérer la femme musulmane ».

– Pourquoi ?

– Bah parce qu’elle est prisonnière…

– De qui ?

– De son père, de son frère, de son mari…

– Pourquoi ?

– Parce qu’ils sont méchants, voyons. Ils sont musulmans, il faut écouter avec les oreilles quand je te parle.

– Ahhhh ok. Cà y est j’ai compris. Donc oui, en fait, vous avez raison, il FAUT libérer la femme musulmane !

Et c’est ainsi que l’ensemble de la société hexagonale bienpensante s’est fixé, parmis ses objectifs, de « libérer la femme musulmane ».

D’abord ça a commencé par les chanteurs. L’un d’entre eux, Sardou,  avait écrit une chanson à leur intention. Ca s’appellait naturellement « Musulmanes ».

Extrait :

« Voilées pour ne pas être vues

Cernées d’un silence absolu

Vierges de pierre au corps de Diane

Les femmes ont pour leur lassitude

Des jardins clos de solitude

Le long sanglot des musulmanes »

Certaines rimes sont plus heureuses que d’autres. Celles-ci laissent rêveur : on y apprend que le voile que portent les Musulmanes est en fait une tenue de camoufflage. L’auteur, auquel je rends ici hommage, nous informe également qu’elles vivent dans le silence, qu’elles s’ennuient à mourir et se sentent seules (et aussi qu’elles ont un corps de Diane sous leurs vêtements, mais bon passons…c’était probablement pour la rime). Mais surtout, une musulmane ça pleure…

– Mais pourquoi elle pleure ?

– Bah parce qu’elle est prisonnière banane. Faut suivre un peu…

– Ahhhhh ok. J’avais pas compris sur le moment.

Donc la musulmane pleurait, pleurait, pleurait.

Jusqu’au jour où un autre chanteur vint s’encquérir de sa situation. Il s’appelait Balavoine et lui dit :

« L’aziza

Je te veux si tu veux de moi

Et quand tu marches le soir

Ne tremble pas […]

Que tu vives ici ou là-bas

Danse avec moi

Si tu crois que ta vie est là

Ce n’est pas un problème pour moi […]

Il n’y a pas de loi contre ça

L’aziza

Fille enfant du prophète roi »

Donc Balavoine veut l’aziza. Il la rassure car il ne veut pas qu’elle ait peur.

– Peur de quoi ?

– Non mais là, vraiment ya rien à faire avec toi, tu veux pas comprendre…

Ensuite, pour se débarraser de ses angoisses et des fantômes qui la hantent, comme une espèce d’exorcisme libératoire qui la ferait passer de la « petite brune enroulée d’un drap » (oui en fait je vous ai épargné le premier couplet) au statut de femme libre, l’aziza doit danser.

Enfin, l’aziza doit s’affranchir de l’influence de ceux qui diraient qu’il y a une loi contre ça (danser, courir et partir avec Balavoine par exemple).

– Mais quelle loi ?

– Ca suffit maintenant, tu sors !!!

C’est donc une vraie libération que l’on propose à l’aziza, elle la « fille enfant du prophète roi » (là j’avoue que je sèche sur l’exégèse de cette pathétique envolée lyrique – si quelqu’un a une idée…).

Bon, c’est vrai que ce n’est pas glorieux mais, d’après Wikipédia, ça a quand même fait premier du top 50 pendant huit semaines. Au moment où Balavoine écrivait ces lignes, je veux croire qu’il n’était pas consciemment en train d’alimenter les mythes orientalistes autour de la femme musulmane.

Quoi qu’il en soit, mal lui en a pris, il décédait moins de deux mois plus tard. La chanson obtenait deux semaines après sa sortie le prix SOS Racisme. Tout un symbole de la façon dont le petit pays hexagonal percevait le combat des injustices raciales…

Arrêtons ici ce triste intermède musical et passons à la page littérature.

Si on faisait un tour dans les supermarchés littéraires du pays hexagonal en cherchant des ouvrages sur les femmes musulmanes, on trouverait pêle mèle les titres suivants :

Musulmane mais libre

S’immoler à 20 ans

Burquette

Le voile de la peur

Insoumise

Bas les voiles

Défigurée

La république ou la burqua ?

Mariée de force

Dans l’enfer des tournantes

Visage volé

La Fatiha : Née en France, mariée de force en Algérie

Vendues

Brûlée vive

Burqua : La révolte d’Aïcha

Moi Noujoud, 10 ans, divorcée

Jamais sans ma fille

Je suis née au harem

Vivre libre

Le prix du silence

Etc.

Des titres comme ceux-ci, il y en a des dizaines d’autres. Ce qui choque en premier lieu, c’est le champ sémantique de la souffrance, de la servitude et de la violence.

Ensuite, si on se place dans la position d’un lecteur neutre, on se rend compte que la situation de la femme musulmane, telle qu’elle est reflétée, est de deux types :

1) la femme torturée-vendue-brûlée-violée-défigurée ET mariée de force

2) la femme émancipée qui s’épanouït par un rejet de l’Islam qui lui permet de devenir une femme libre et heureuse et d’adhérer à NPNS qui lui proposera de mettre son nom sur un livre-témoignage racontant son libératoire parcours.

(mouchoirs et serpillères siouplait)

Forcément vous voyez bien qu’il FAUT absolument libérer la femme musulmane.

– Tite question. Enfin j’sais pas trop si c’est une question. Parce que des musulmans j’en connais… et y en a aucun qui brûle sa femme. Et puis une burqa, moi j’en ai jamais vu. Et même que des fois j’ai été invité à des mariages musulmans et la dame a dit « oui » sans que son père ne la frappe. Et puis j’ai aussi vu des filles pleurer parce qu’elles devaient enlever leur foulard pour aller à l’école. Donc quand vous parlez de femmes musulmanes en détresse, à part Fadela Amara qui est en détresse de parler français, je vois pas trop…

– Sécurité ! Sécuritéééé ! Il y a un sympathisant des Zimigré Zislamogauchistes dans la salle, vite faites le sortir.

The end.

 

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Allongé en diagonale sur mon canapé, je zappe. La bouche entrouverte, les pupilles dilatées, je suis dans une zone à mi chemin entre le sommeil et l’éveil, entre le rêve et la réalité. Ma machine à penser me distille des images les unes après les autres: à chaque fois que je change de chaîne, je change d’univers. (…)

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